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Étude de marché20 mars 2026 · 16 min de lecture

Le marché des CGP en France en 2026 : chiffres clés et tendances

Avec plus de 5 000 cabinets et 7 000 conseillers en gestion de patrimoine (CGP) actifs en France, le marché du conseil patrimonial est en pleine transformation. Digitalisation accélérée, montée de l'indépendance, réglementation renforcée et intégration ESG : les forces qui façonnent cette profession en 2026 sont puissantes. Dans cette étude, nous dressons un panorama complet du marché français du CGP — avec des chiffres, des tendances et des clés de lecture pour faire le bon choix.

Le marché français du conseil en gestion de patrimoine est l'un des plus dynamiques d'Europe. Porté par une épargne des ménages parmi les plus élevées au monde (le patrimoine financier des Français dépasse les 5 800 milliards d'euros selon la Banque de France), ce marché offre un potentiel considérable — mais reste encore largement sous-pénétré.

En effet, seuls 15 à 20 % des ménages patrimoniaux (patrimoine supérieur à 200 000 €) font appel à un CGP indépendant. La majorité reste captive des réseaux bancaires, souvent sans savoir que des alternatives plus performantes et plus transparentes existent. C'est précisément cette réalité que nous souhaitons éclairer dans cet article.

Que vous soyez un particulier en quête d'un conseil patrimonial de qualité, un professionnel du secteur ou simplement curieux de comprendre ce marché, cette étude vous apportera les données et les analyses nécessaires pour y voir clair.

1. Vue d'ensemble du marché français du CGP

Le paysage du conseil en gestion de patrimoine en France est structuré autour de plusieurs types d'acteurs, avec des modèles économiques, des niveaux d'indépendance et des gammes de services très différents. Comprendre cette cartographie est essentiel pour choisir le bon interlocuteur.

Les acteurs du marché

Le marché français compte plus de 5 000 cabinets de gestion de patrimoine et environ 7 000 CGP actifs (enregistrés comme CIF auprès de l'ORIAS). Ces professionnels se répartissent en plusieurs catégories distinctes.

CGP indépendants (environ 35 % du marché)

Cabinets de petite taille (1 à 5 personnes) qui exercent en toute indépendance, sans lien capitalistique avec des banques ou des compagnies d'assurance. Ils représentent environ 1 750 cabinets en France. Leur modèle est fondé sur le conseil objectif, avec une rémunération aux honoraires ou un modèle mixte. C'est la catégorie qui croît le plus rapidement, avec une progression de +8 à 10 % par an en nombre de cabinets depuis 2020.

CGP adossés à des réseaux (environ 40 % du marché)

Conseillers rattachés à des plateformes de distribution (Primonial, Crystal, Nortia, etc.) ou à des réseaux de franchises. Ils bénéficient de la logistique et des outils du réseau mais sont souvent incités à distribuer les produits référencés par leur plateforme. Leur indépendance est variable — certains conservent une grande liberté de choix, d'autres sont fortement orientés par les accords commerciaux de leur réseau.

Banques privées et réseaux bancaires (environ 25 % du marché)

Les grandes banques (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, etc.) proposent des services de gestion de patrimoine via leurs agences ou leurs filiales de banque privée. Ce modèle est le plus répandu en volume de clients, mais les conseillers sont salariés et soumis à des objectifs commerciaux internes. L'offre de produits est généralement limitée aux solutions de la banque (fonds maison, assurance-vie groupe).

Le cadre réglementaire

L'activité de CGP en France est strictement encadrée. Tout professionnel doit détenir au minimum un statut de Conseiller en Investissements Financiers (CIF), enregistré auprès de l'ORIAS et adhérent d'une association professionnelle agréée par l'AMF (CNCIF, CNCGP, ANACOFI, etc.).

Selon les activités exercées, le CGP peut également détenir les statuts de courtier en assurance (COA), d'agent immobilier (carte T), de courtier en opérations de banque (COBSP) ou d'intermédiaire en financement participatif (IFP). Cette polyvalence réglementaire est l'une des forces du métier : elle permet d'offrir un conseil véritablement global, couvrant l'ensemble du patrimoine du client.

Le saviez-vous ?

La France est le pays d'Europe où le cadre réglementaire du CGP est le plus exigeant. L'entrée en vigueur de la directive MIF2 (Marchés d'Instruments Financiers) et de la DDA (Directive sur la Distribution d'Assurances) a renforcé les obligations de transparence, de compétence et de formation continue. Chaque CGP doit désormais justifier de 15 heures de formation par an minimum pour maintenir son habilitation.

2. Chiffres clés du marché en 2026

Voici les indicateurs essentiels qui permettent de mesurer la taille, la dynamique et le potentiel du marché français du conseil en gestion de patrimoine. Ces données sont issues des rapports de l'AMF, de l'ORIAS, des associations professionnelles (CNCGP, ANACOFI) et des études sectorielles les plus récentes.

IndicateurChiffre 2026Évolution
Nombre de cabinets CGP~5 200+4 % vs 2024
Nombre de CGP actifs (CIF)~7 300+6 % vs 2024
Encours conseillés / gérés~100 Md€+12 % vs 2024
Croissance annuelle du marché5 à 8 %Stable depuis 2021
Patrimoine moyen par client300 000 — 800 000 €Fourchette élargie
Chiffre d'affaires moyen par cabinet~320 000 €+7 % vs 2024
Part des CGP indépendants (fee-only)~12 %+3 pts vs 2022
Taux de pénétration (ménages patrimoniaux)15 à 20 %+2 pts vs 2022

Décryptage des chiffres

~100 milliards d'euros d'encours gérés

Ce chiffre représente l'ensemble des actifs financiers que les CGP indépendants conseillent ou gèrent pour le compte de leurs clients. Il peut paraître modeste au regard du patrimoine financier total des Français (5 800 Md€), mais il ne cesse de progresser. La part des CGP indépendants dans la gestion de l'épargne française est passée de 1,2 % en 2015 à environ 1,7 % en 2026.

Cette progression peut sembler lente, mais elle masque une dynamique puissante : les flux nets vers les CGP indépendants accélèrent chaque année, au détriment des réseaux bancaires traditionnels. Les clients les plus informés et les plus exigeants privilégient de plus en plus le conseil indépendant.

Croissance annuelle de 5 à 8 %

Le marché du CGP croît à un rythme soutenu, porté par plusieurs facteurs convergents : la complexification croissante de la fiscalité française, le vieillissement de la population (et les problématiques de transmission qui en découlent), la montée en puissance de l'épargne financière après la crise sanitaire et l'inflation, et enfin la prise de conscience croissante des limites du conseil bancaire traditionnel.

Cette croissance est supérieure à celle du marché global de la gestion d'actifs en France (+3 à 4 % par an), ce qui traduit un transfert de valeur des réseaux captifs vers le conseil indépendant.

Patrimoine moyen par client : 300 000 à 800 000 €

Cette fourchette reflète la diversité de la clientèle des CGP indépendants. Le bas de la fourchette correspond aux jeunes cadres et professions libérales en phase de constitution de patrimoine. Le haut correspond aux dirigeants d'entreprise, cadres supérieurs confirmés et retraités aisés.

Un fait notable : le seuil d'entrée des CGP indépendants a baissé au cours des cinq dernières années. Auparavant réservés aux patrimoines supérieurs à 500 000 €, de nombreux cabinets — dont Altius — accompagnent désormais des clients dès 100 000 à 200 000 € de patrimoine. La digitalisation des outils a permis de réduire les coûts de production du conseil et d'élargir l'accès au conseil patrimonial indépendant.

Ce que ces chiffres signifient pour vous : le marché du CGP en France est en croissance et en structuration. La concurrence entre les professionnels est saine et pousse l'ensemble du secteur vers plus de qualité, plus de transparence et des tarifs plus compétitifs. C'est le moment idéal pour faire appel à un CGP indépendant — vous bénéficierez d'un marché mature et bien réglementé.

Comparatif : CGP indépendant vs réseau bancaire en chiffres

CritèreCGP indépendantRéseau bancaire
Nombre de produits accessibles500 à 2 000+50 à 150 (gamme maison)
Frais totaux annuels moyens0,8 à 1,5 %2 à 3,5 %
Taux de satisfaction client87 %62 %
Fidélité à 5 ans92 %71 %
Accès aux ETF / fonds indicielsOui, systématiqueRarement proposé
Conseil fiscal et successoral intégréOui, approche globalePartiel, cloisonné

Sources : AMF, CNCGP, ESCP Business School (2024), enquêtes sectorielles. Moyennes du marché français.

3. Tendances structurelles qui transforment la profession

Le métier de CGP est en mutation profonde. Cinq grandes tendances redessinent le paysage du conseil patrimonial en France et influeront durablement sur la qualité du service que vous recevez en tant que client.

Tendance 1 : La digitalisation accélérée

La transformation digitale du métier de CGP s'est accélérée depuis 2020. Les cabinets qui investissent dans la technologie — outils d'agrégation de comptes, plateformes de simulation patrimoniale, signature électronique, visioconférence — prennent un avantage concurrentiel déterminant.

  • 78 % des cabinets CGP utilisent désormais des outils digitaux pour le suivi client (contre 45 % en 2020)
  • 52 % des consultations se font désormais en visioconférence, permettant un accès au conseil indépendant de tout le territoire
  • L'intelligence artificielle commence à être utilisée pour l'analyse de portefeuille et la veille réglementaire, libérant du temps pour le conseil à forte valeur ajoutée

Chez Altius, nous utilisons les outils digitaux les plus avancés pour offrir un conseil plus rapide, plus précis et accessible en visioconférence partout en France.

Tendance 2 : L'indépendance croissante

Le mouvement vers l'indépendance est l'une des tendances les plus marquantes du marché. Chaque année, des centaines de conseillers quittent les réseaux bancaires ou les plateformes de distribution pour créer leur propre cabinet indépendant.

Les raisons de cette migration sont multiples : désir d'offrir un conseil véritablement objectif, refus des conflits d'intérêts liés aux rétrocessions, volonté d'accompagner les clients sur le long terme sans pression commerciale trimestrielle. Le nombre de CGP déclarant exercer en indépendance totale (fee-only) a doublé entre 2020 et 2026.

Cette tendance profite directement aux clients : plus de choix, plus de transparence et un conseil véritablement aligné avec leurs intérêts.

Tendance 3 : Le renforcement réglementaire (MIF2 & DDA)

La réglementation européenne continue de façonner profondément le métier. La directive MIF2 (Marchés d'Instruments Financiers, révision 2024) et la DDA (Directive sur la Distribution d'Assurances) imposent des obligations renforcées en matière de :

  • Transparence des frais : obligation de communiquer au client l'ensemble des coûts (frais d'entrée, de gestion, rétrocessions) en euros et en pourcentage, avant et après la souscription
  • Adéquation du conseil : le CGP doit démontrer que chaque recommandation est adaptée au profil du client (objectifs, horizon, tolérance au risque, situation financière)
  • Formation continue : 15 heures minimum par an, avec des thématiques imposées (finance durable, lutte anti-blanchiment, droit patrimonial)
  • Débat sur l'interdiction des rétrocessions : la Commission européenne a relancé en 2025 le débat sur une interdiction progressive des rétrocessions de commissions, à l'image du modèle britannique (RDR) ou néerlandais

Ce renforcement réglementaire profite aux cabinets comme Altius qui pratiquent déjà un modèle transparent et indépendant. Il élève le niveau d'exigence de l'ensemble de la profession et protège les clients.

Tendance 4 : L'intégration ESG et finance durable

L'investissement responsable n'est plus une niche : c'est une attente de plus en plus forte des clients patrimoniaux. Les CGP doivent désormais intégrer les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) dans leur processus de conseil, conformément à la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation).

  • 64 % des clients de moins de 45 ans déclarent vouloir intégrer des critères ESG dans leurs placements
  • Le règlement SFDR impose désormais au CGP de recueillir les préférences ESG de chaque client et d'en tenir compte dans ses recommandations
  • Les encours dans les fonds labellisés ISR ou Greenfin en France ont dépassé les 800 milliards d'euros en 2025, en hausse de 25 % sur deux ans

L'impact de l'ESG sur la pratique du CGP

L'intégration ESG ne se limite pas à proposer des fonds labellisés. Elle transforme en profondeur la relation client-conseiller. Le CGP doit désormais :

  • Recueillir les préférences de durabilité de chaque client lors du questionnaire de profil (obligation MIF2 depuis août 2022)
  • Justifier l'adéquation ESG de chaque recommandation avec les préférences exprimées par le client
  • Maîtriser les classifications SFDR (Article 6, 8, 9) et les labels français (ISR, Greenfin) pour éclairer les choix de placement
  • Éviter le greenwashing : identifier les fonds qui se prétendent durables sans transformation réelle de leur politique d'investissement

Chez Altius, l'ESG est intégré dans notre processus de conseil depuis 2021. Nous aidons nos clients à construire des portefeuilles qui reflètent leurs valeurs sans sacrifier la performance. Notre expérience montre qu'une allocation ESG bien construite offre un couple rendement-risque équivalent, voire supérieur, aux allocations traditionnelles sur un horizon de 5 ans et plus.

Tendance 5 : Le rajeunissement de la clientèle

Longtemps associé à une clientèle de seniors aisés, le CGP attire désormais une population plus jeune et plus diverse. Plusieurs facteurs expliquent ce rajeunissement :

  • La démocratisation de l'investissement : les jeunes actifs sont mieux informés, investissent plus tôt (PEA, ETF, crypto) et cherchent un accompagnement professionnel
  • Les transmissions intergénérationnelles : les baby-boomers transmettent massivement leur patrimoine à leurs enfants (30-50 ans), qui cherchent un conseil objectif pour gérer ces nouveaux actifs
  • Les entrepreneurs du numérique : profils tech, freelances et créateurs d'entreprise constituent une nouvelle clientèle patrimoniale avec des besoins spécifiques (stock-options, optimisation TNS, investissement en private equity)

Selon les données de la CNCGP, l'âge moyen des nouveaux clients des cabinets CGP indépendants est passé de 54 ans en 2018 à 46 ans en 2025. Cette évolution est structurelle et s'accélère.

4. Modèles de rémunération : vers plus de transparence

La question de la rémunération est au cœur des débats de la profession. Elle détermine l'objectivité du conseil, la confiance du client et, in fine, la performance patrimoniale à long terme. Le marché français est en transition, entre le modèle historique des commissions et le modèle émergent des honoraires.

Le modèle commissions : encore dominant mais en recul

Environ 65 % des CGP français tirent encore la majorité de leurs revenus des rétrocessions de commissions versées par les sociétés de gestion, les compagnies d'assurance ou les promoteurs immobiliers dont ils distribuent les produits. Ce modèle est hérité du monde bancaire et reste prédominant en France, contrairement au Royaume-Uni où les rétrocessions sont interdites depuis 2013 (Retail Distribution Review).

Les problèmes de ce modèle sont bien documentés :

  • Le conseiller est incité à recommander les produits qui lui rapportent le plus, pas ceux qui sont les meilleurs pour le client
  • Les frais réels sont dilués dans la structure des produits et peu lisibles pour le client
  • Le coût total pour le client est souvent 2 à 3 fois supérieur à celui d'un modèle aux honoraires, à service équivalent

L'AMF a réitéré en 2025 ses mises en garde sur les conflits d'intérêts liés aux rétrocessions et appelle à une transparence accrue.

Le modèle honoraires : en forte progression

Le modèle fee-only (100 % honoraires, zéro commission) représente environ 12 % des cabinets CGP en France en 2026, contre 5 % en 2020. C'est le modèle qui croît le plus rapidement, porté par la demande des clients et la pression réglementaire.

Ses avantages sont décisifs :

  • Alignement total des intérêts : le CGP n'a aucun intérêt financier à recommander un produit plutôt qu'un autre
  • Transparence totale : le client sait exactement ce qu'il paie et pour quel service
  • Coût total inférieur : même si les honoraires semblent plus élevés à première vue, l'absence de rétrocessions permet d'accéder à des produits moins chargés en frais (ETF, fonds clean share), réduisant le coût total de 1 à 2 points de pourcentage par an
  • Meilleure performance nette : les études académiques montrent que les portefeuilles gérés sans rétrocessions surperforment en moyenne de 1,2 % par an sur le long terme

C'est précisément le modèle choisi par Altius depuis sa création : 100 % honoraires, zéro commission, zéro conflit d'intérêts.

Vers une interdiction des rétrocessions en Europe ?

Le débat européen sur l'interdiction des rétrocessions de commissions a repris de la vigueur en 2025. La Commission européenne, dans le cadre de la révision de la Retail Investment Strategy, a proposé un calendrier progressif :

  • 2025-2026 : obligation de transparence renforcée sur les rétrocessions perçues, avec communication systématique au client en euros
  • 2027-2028 : introduction possible d'un test de « valeur ajoutée » pour justifier les rétrocessions (value for money)
  • Horizon 2030 : interdiction partielle ou totale des rétrocessions dans certaines catégories de produits financiers

Quel que soit le calendrier final, la tendance est claire : les cabinets qui pratiquent déjà un modèle transparent seront les mieux positionnés pour traverser cette transition réglementaire sans disruption. Les autres devront profondément transformer leur modèle économique.

5. Pourquoi choisir un CGP indépendant comme Altius

Au regard des tendances du marché et de la réglementation croissante, le choix d'un CGP indépendant aux honoraires apparaît comme la décision la plus rationnelle pour protéger et faire croître votre patrimoine. Voici pourquoi.

Objectivité garantie

Sans rétrocessions ni produits maison, notre seule motivation est d'optimiser votre situation patrimoniale. Chaque recommandation est fondée exclusivement sur vos intérêts, pas sur les nôtres. C'est la différence fondamentale avec un conseiller bancaire soumis à des objectifs commerciaux.

Transparence totale

Nos tarifs sont publics et fixes. Vous savez exactement ce que vous payez, pourquoi vous le payez et ce que vous recevez en échange. Aucun frais caché, aucune commission déguisée. C'est l'engagement de transparence que la réglementation MIF2 cherche à généraliser — et que nous pratiquons depuis toujours.

Performance supérieure

L'absence de rétrocessions nous permet de recommander les produits les plus performants du marché, y compris les ETF à faibles frais et les fonds en parts institutionnelles (clean shares). Sur le long terme, cette différence de frais de 1 à 2 % par an représente des dizaines de milliers d'euros supplémentaires pour votre patrimoine.

25 ans d'expérience

Altius accompagne des familles et des dirigeants depuis plus de deux décennies. Nous avons traversé la bulle internet, la crise de 2008, la crise des dettes souveraines, le Covid-19 et la remontée des taux de 2022-2024. Cette expérience des cycles économiques est irremplaçable pour protéger et faire croître votre patrimoine.

CGP indépendant vs conseiller bancaire : les différences clés

Pour approfondir ce sujet essentiel, nous avons rédigé un article comparatif détaillé qui analyse point par point les différences entre un CGP indépendant et un conseiller bancaire traditionnel : coûts réels, qualité du conseil, gamme de produits, suivi dans la durée.

Lire notre comparatif CGP indépendant vs banquier

Ce que disent les études

Les données de marché confirment l'avantage du modèle indépendant. Selon une étude publiée par l'ESCP Business School en 2024 sur le marché français du conseil patrimonial :

  • Les clients de CGP indépendants déclarent un taux de satisfaction de 87 %, contre 62 % pour les clients des réseaux bancaires
  • La performance nette des portefeuilles gérés par des CGP indépendants est supérieure de +1,4 % par an en moyenne sur la période 2018-2024
  • Le taux de fidélité des clients de CGP indépendants atteint 92 % à 5 ans, contre 71 % dans les réseaux bancaires
  • Le coût total moyen (frais directs + frais indirects des produits) est inférieur de 0,8 % par an chez les CGP fee-only par rapport aux CGP rémunérés par commissions

Notre conviction chez Altius : dans un marché en pleine transformation, le modèle du CGP indépendant aux honoraires n'est pas une mode — c'est l'avenir du conseil patrimonial. Les clients les mieux informés l'ont déjà compris. Si vous cherchez un conseil objectif, transparent et performant, c'est vers un CGP indépendant qu'il faut vous tourner.

L'impact concret : simulation sur 20 ans

Pour illustrer l'enjeu du choix entre un CGP indépendant et un réseau bancaire, prenons un exemple chiffré simple. Un investisseur place 300 000 € pendant 20 ans, avec un rendement brut identique de 6 % par an.

Scénario A : CGP indépendant (fee-only)

Frais totaux : 1,2 % / an (honoraires + frais ETF)

Rendement net : 4,8 % / an

Capital après 20 ans : ~766 000 €

Scénario B : Réseau bancaire

Frais totaux : 2,8 % / an (rétrocessions + frais fonds maison)

Rendement net : 3,2 % / an

Capital après 20 ans : ~562 000 €

Différence : +204 000 € en faveur du CGP indépendant

Soit 68 % du capital initial en plus, uniquement grâce à la réduction des frais. Ce calcul ne prend pas en compte les économies fiscales et successorales supplémentaires qu'un CGP indépendant peut générer.

Les 5 questions à poser avant de choisir votre CGP

Fort de cette analyse du marché, voici les questions concrètes à poser à tout conseiller en gestion de patrimoine avant de vous engager. Ces questions vous permettront d'évaluer rapidement la qualité et l'indépendance du professionnel que vous consultez.

1. « Comment êtes-vous rémunéré exactement ? »

La réponse doit être précise et détaillée : honoraires fixes, pourcentage des encours, commissions sur produits, ou un mix des trois. Si le conseiller reste vague ou détourné la question, c'est un signal d'alerte majeur. Un bon CGP n'a rien à cacher sur sa rémunération.

2. « Quels sont les frais totaux de votre recommandation ? »

Demandez le coût total en euros et en pourcentage, incluant les frais d'entrée, les frais de gestion annuels, les rétrocessions et les frais des supports sous-jacents. La directive MIF2 oblige le CGP à vous fournir cette information — exigez-la systématiquement.

3. « Avez-vous des liens capitalistiques avec des sociétés de gestion ou des assureurs ? »

Un CGP véritablement indépendant ne détient pas de participation dans une société de gestion et n'est pas détenu par un groupe financier. Si tel est le cas, son conseil peut être orienté — même inconsciemment — vers les produits de son groupe.

4. « Combien de clients accompagnez-vous actuellement ? »

Un CGP qui gère trop de clients (plus de 200-250 par conseiller) ne pourra pas vous offrir un suivi personnalisé de qualité. À l'inverse, un cabinet très jeune avec très peu de clients peut manquer d'expérience. L'idéal se situe entre 80 et 150 clients par conseiller dédié.

5. « Pouvez-vous me montrer un exemple de bilan patrimonial ? »

Un CGP sérieux sera en mesure de vous montrer un exemple anonymisé de rapport de bilan patrimonial. Cela vous donnera une idée concrète de la qualité de son travail, de la profondeur de son analyse et de la clarté de ses recommandations. Refusez de vous engager sans avoir vu un échantillon du livrable.

Conseil Altius : n'hésitez pas à consulter deux ou trois CGP avant de vous décider. Les premières consultations sont généralement courtes et peu onéreuses (ou offertes chez certains cabinets). C'est un investissement minime pour s'assurer de trouver le bon professionnel — celui avec qui vous construirez une relation de confiance sur le long terme. Chez Altius, notre consultation initiale de 190 € est conçue précisément pour cela : vous permettre d'évaluer la qualité de notre conseil avant tout engagement.

Répartition géographique des CGP en France

La répartition des cabinets CGP sur le territoire français est inégale et reflète la concentration des patrimoines. Comprendre cette géographie aide à contextualiser l'offre de conseil patrimonial disponible.

RégionPart des cabinetsSpécificités
Île-de-France~35 %Forte concentration, tarifs élevés, clientèle cadres dirigeants et expatriés
Auvergne-Rhône-Alpes~14 %Dynamisme entrepreneurial (Lyon, Grenoble), forte demande de conseil PME
Provence-Alpes-Côte d'Azur~10 %Clientèle retraités aisés, enjeux immobiliers et successoraux importants
Nouvelle-Aquitaine~8 %Marché en croissance, Bordeaux comme pôle d'attraction
Occitanie~7 %Développement rapide (Toulouse, Montpellier), profils tech et aéronautique
Autres régions~26 %Marchés moins denses, accès facilité par la visioconférence

Un fait majeur : la visioconférence a réduit considérablement la barrière géographique. Un client à Brest, Clermont-Ferrand ou Strasbourg peut désormais accéder à un CGP indépendant parisien ou lyonnais aussi facilement que s'il était dans la même ville. Cette démocratisation de l'accès au conseil patrimonial est l'un des changements les plus positifs de ces dernières années.

Chez Altius, 52 % de nos consultations se déroulent en visioconférence, ce qui nous permet d'accompagner des clients sur l'ensemble du territoire français — et même des expatriés français à l'étranger.

Faites le choix de l'indépendance et de la transparence

Les chiffres le montrent : un CGP indépendant aux honoraires offre un meilleur conseil, une performance nette supérieure et une transparence totale. Chez Altius, nous mettons 25 ans d'expérience au service de votre patrimoine — sans commission, sans conflit d'intérêts, sans compromis.

Première consultation à 190 € · 100 % indépendant · Zéro commission sur les produits

Rédigé par l'équipe Altius · Mis à jour le 20 mars 2026

Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil patrimonial personnalisé. Les chiffres présentés sont des estimations fondées sur les données publiques disponibles. Pour une recommandation adaptée à votre situation, consultez un professionnel.